Salle blanche et entreprise adaptée : 4 idées reçues

Les salles blanches sont des espaces stériles, scrupuleusement contrôlés pour assurer des conditions d’hygiène optimales et garantir la qualité des produits fabriqués.

Le travail en salle propre est donc régi par des règles strictes comprenant aussi bien la sécurité des opérateurs que celle des process mis en place.

Les entreprises adaptées emploient des personnes en situation de handicap et leur fournissent un environnement de travail adapté à leurs besoins spécifiques. Bien que ces deux domaines puissent sembler distincts, ils se rejoignent dans la mesure où les entreprises adaptées peuvent être amenées à travailler en salle blanche.

Malheureusement, plusieurs idées reçues persistent sur la compatibilité entre ces deux domaines. Cet article technique vise à déconstruire ces mythes et mettre en avant les possibilités offertes par le travail en salle blanche pour les entreprises adaptées et les personnes en situation de handicap.

Idée reçue n°1 : Le travail en salle blanche n’est pas adapté aux personnes en situation de handicap

C’est faux. Le travail en salle blanche peut présenter des défis pour les personnes atteintes de handicap. Cependant, la mise en place d’aménagements et d’équipements adaptés peuvent permettre aux opérateurs en situation de handicap de travailler efficacement en salle propre. Plusieurs solutions peuvent être mises en œuvre :

  • Des sièges ergonomiques pour les personnes souffrant de mal de dos
  • Des systèmes de réglages électroniques pour les tables
  • Des loupes pour les personnes malvoyantes
  • Adapter les temps de travail

Des aides de l’Etat et de l’AGEFIPH permettent aux entreprises de financer l’aménagement des postes de travail et de permettre aux personnes atteintes d’un handicap de travailler normalement.

En créant un environnement de travail adapté, les personnes en situation de handicap peuvent facilement réaliser des opérations de production en salle blanche. Elles peuvent notamment intervenir sur la fabrication, le conditionnement ou encore le contrôle qualité de produits sensibles à la contamination.

De plus, ces aménagements du poste de travail sont parfois minimes et peuvent inspirer des solutions innovantes pour améliorer les conditions de travail de l’ensemble des collaborateurs

Idée reçue n°2 : Les personnes en situation de handicap manquent de compétences pour travailler en salle blanche

Cette affirmation est fausse ! Les personnes en situation de handicap sont des salariés comme les autres, qui justifient de compétences professionnelles les rendant tout à fait apte à travailler dans des salles blanches.

Bien que les opérations en salle propre soient très spécifiques, les usagers peuvent être formés pour développer les compétences nécessaires au travail en environnement contrôlé. 

La réalisation d’opérations en salle blanche est scrupuleusement contrôlée afin d’éviter tout risque de contamination et de défauts sur les produits fabriqués ou conditionnés. 

Former les opérateurs aux règles d’hygiène et aux comportements à observer en salle propre est donc primordial.

Pour accéder à la salle blanche, le port d’une tenue conforme est obligatoire. Les usagers doivent porter une blouse entièrement fermée, des gants, une charlotte, un masque médicale et des gants. Il faut bien s’assurer que l’enceinte est totalement et hermétiquement fermée avant de commencer toute opération. Enfin, le matériel utilisé doit être correctement nettoyé et stérilisé avant chaque utilisation.

Pour travailler en salle blanche, il faut donc faire preuve d’une grande rigueur mais aussi d’une grande minutie, car la manipulation de certains produits demande beaucoup de concentration.

Des formations internes permettent de facilement expliquer aux usagers les contraintes liées à un environnement de travail très spécifique et les modes opératoires précis à respecter.

Les personnes en situation de handicap peuvent ainsi développer les compétences nécessaires au travail en salle blanche, au même titre que n’importe quel autre salarié.

Idée reçue n°3 : Les personnes en situation de handicap sont moins performantes

C’est l’une des idées reçues les plus courantes. En effet, certains pensent qu’une personne atteinte de handicap ne sera pas en mesure d’atteindre les objectifs fixés ou qu’elle risque de ralentir la production. 

Au contraire, un salarié en situation de handicap est tout à fait capable d’assumer des tâches complexes comme le montage ou l’assemblage de produits sensibles. En effet, les opérateurs sont tous formés afin de maitriser les différents aspects du travail en salle blanche. 

Les salariés atteints de handicap justifient donc de compétences professionnelles leur permettant d’être polyvalents et performants.

Les salariés atteints de handicap justifient donc de compétences professionnelles leur permettant d’être polyvalents et performants. 

Par ailleurs, du fait de leur handicap, ces personnes ont dû développer des compétences humaines telles que la résilience ou bien encore l’adaptabilité. Des compétences fortement appréciables pour le travail en salle blanche. Selon les produits et les manipulations réalisés, les opérateurs devront adapter leur processus de production. 

Des aménagements peuvent être nécessaires pour adapter les processus de fabrication et faciliter le travail des usagers. Cependant, seulement 10 à 15% des situations requiert un aménagement spécifique (matériel, organisation, etc).

Ces aménagements permettent d’imaginer des solutions innovantes qui peuvent profiter à l’ensemble des équipes et stimuler la performance collective

Idée reçue n°4 : Les produits seront de moins bonne qualité

Une autre idée reçue, assez fréquente, également liée aux compétences et à la performance, est que les produits fabriqués ou conditionnés par des personnes en situation de handicap risquent d’être de moins bonne qualité. 

Les produits qui nécessitent d’être fabriqués, assemblés ou conditionnés en salle blanche sont particulièrement sensibles à la contamination. C’est notamment le cas des dispositifs médicaux, des semi-conducteurs, les produits pharmaceutiques ou encore des produits électroniques.

Garantir la qualité des produits traités en salle blanche passe donc obligatoirement par le respect des règles d’hygiène et des protocoles de fabrication. 

Les opérateurs sont formés afin d’être opérationnels sur les prestations qui seront réalisées, sur les protocoles d’hygiènes à mettre en place. 

De plus, des contrôles qualité sont effectués afin de garantir la fabrication de produits sans défauts et sûrs. 

Salle blanche contrôlée et adaptée

Malgré certaines préconceptions, le travail en salle blanche offre de nombreuses possibilités aux personnes en situation de handicap. 

L’adaptation et l’aménagement des postes de travail, ainsi que la formation des usagers, permet aux personnes atteintes de handicap de réaliser des prestations de qualité en salle propre. 

Pour aller plus loin

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